2023
Karen Solie
L’œuvre d’une poète a été façonnée par son enfance dans une ferme de la Saskatchewan

2023
L’œuvre d’une poète a été façonnée par son enfance dans une ferme de la Saskatchewan
La poète canadienne Karen Solie a grandi dans la Saskatchewan « très rurale », une expérience qui a façonné ses œuvres de poésie, de fiction et de non-fiction.
« Mon enfance a entre autres été influencée par les questions de l’environnement et de l’aménagement du territoire et les problèmes d’argent, explique-t-elle. Voilà ce qui a ancré mes réflexions. »
Mme Solie a reçu en 2023 une Bourse de recherche Guggenheim en poésie.
« Je ne peux m’empêcher d’être influencée par la crise climatique et les inégalités économiques. »
Elle travaille actuellement à un recueil de poésie. Par la suite, elle prévoit écrire un ouvrage pluridisciplinaire axé sur la recherche; c’est le projet appuyé par la Bourse de recherche Guggenheim.
« Je travaille à assembler un recueil d’essais hybrides qui s’intéressent aux rapports entre l’art, la violence, la mémoire et l’identité au fil du temps, précise-t-elle. Ce n’était pas mon intention, mais ils ont tous un lien avec l’emprisonnement ou le confinement. Je suis prête à explorer de nouveaux genres et à tirer profit de mon expérience en recherche. »
Publiées dans des revues partout dans le monde, les œuvres de Mme Solie ont été traduites en huit langues. Elles ont en outre été reproduites dans des anthologies, dont la FSG Poetry Anthology (2021), la Oxford Anthology of Canadian Literature in English (2019), la sixième édition de la The Norton Anthology of Poetry (2018) et le Forward Book of Poetry 2018. Son dernier recueil de poésie, The Caiplie Caves, a figuré parmi les finalistes au prix T.S. Eliot 2019 et au prix Derek Walcott. Mme Solie a été écrivaine en résidence de l’Université York en 2023, la poète invitée Holloway de l’Université de Californie à Berkeley en 2022, et l’écrivaine en résidence Jack McClelland à la University of Toronto en 2021.
Elle dit que l’obtention d’une Bourse de recherche Guggenheim l’a « complètement prise par surprise ».
« Je savais que les chances étaient minces. C’était tout un honneur de recevoir ce courriel puis de voir les autres chercheuses et chercheurs, pas seulement les poètes, qui ont reçu une Bourse de recherche Guggenheim. Quelle cohorte remarquable! »
Mme Solie vit à Toronto, mais elle est actuellement chargée de cours en création littéraire à l’Université de St. Andrews en Écosse.