2024
Kaitlyn Gaynor
Une écologiste étudie les réactions animales à l’empreinte humaine sur les environnements
2024
Une écologiste étudie les réactions animales à l’empreinte humaine sur les environnements
Les grands mammifères ont l’habitude de prendre une multitude de décisions : où aller, quoi manger, comment se protéger. Or, ces décisions résultent de plus en plus de l’empreinte humaine sur l’environnement. L’écologiste Kaitlyn Gaynor, professeure adjointe de la University of British Columbia, étudie justement la réponse comportementale des animaux à la présence des êtres humains, ce qui lui a valu l’obtention d’une Bourse de recherche Sloan en 2024.
« Je m’intéresse aux grands mammifères terrestres, comme les ours, les éléphants et les lions. En laboratoire, nous appliquons les concepts fondamentaux de l’écologie comportementale et communautaire pour comprendre la réaction de ces animaux aux changements environnementaux provoqués par l’activité humaine, explique-t-elle. Les animaux doivent constamment décider ce qu’ils font à un endroit et un instant donné. Les humains modifient les occasions à leur portée, ainsi que les risques qu’ils perçoivent. Nous modifions donc les décisions qu’ils prennent, et parfois, ces décisions se répercutent négativement sur les animaux, par exemple en les éloignant d’un habitat favorable ou en les exposant à la mort. »
« Il arrive aussi que les changements induisent une flexibilité comportementale chez les animaux, leur permettant de prospérer dans un monde très différent de celui dans lequel ils ont évolué, voire de mieux coexister avec les humains. »
À terme, les travaux de Mme Gaynor visent à améliorer la gestion et la conservation des grands mammifères qui ont besoin d’un vaste espace – espace sur lequel rogne de plus en plus l’activité humaine.
Son laboratoire explore actuellement ce qui se produit quand les humains sortent des prédateurs d’un environnement avant de les y ramener. Quels sont les effets sur les autres espèces en interaction avec ces prédateurs? Voilà ce qu’elle étudie dans le parc national de Gorongosa au Mozambique.
Pour Mme Gaynor, l’obtention d’une Bourse de recherche Sloan est un « immense honneur » et montre « une vaste reconnaissance de l’importance d’effectuer un travail qui transcende la recherche fondamentale et les sciences appliquées. » Elle remercie également ses « incroyables collègues, pairs et mentors » qui ont contribué à ses travaux ainsi que les « étudiantes et étudiants des différents cycles et stagiaires au niveau postdoctoral qui dirigent une grande part du travail en laboratoire. »