Artem Babaian étudie la vie dans sa plus petite forme, qui n’est pourtant pas sans importance. En alliant bio-informatique et étude des gènes et des virus, il analyse des centaines de millions de gigaoctets de données sur des séquences d’ADN et d’ARN, afin de mettre au jour des signaux biologiques impossibles à détecter à l’aide des méthodes traditionnelles.
Professeur adjoint au Département de génétique moléculaire de la University of Toronto, il dit s’intéresser au domaine depuis l’enfance. À 11 ans, après avoir lu Ebola : les origines de Richard Preston, M. Babaian s’est découvert une fascination pour les microbes, un organisme si petit qui peut avoir de très lourdes conséquences sur la santé humaine. Cette curiosité a donné lieu à la question qui sous-tend maintenant ses travaux : des virus encore inconnus pourraient-ils jouer un rôle dans l’apparition de maladies dont les origines sont incertaines, comme la maladie d’Alzheimer? Si oui, ces virus peuvent-ils être identifiés?
Les travaux de M. Babaian élargissent la compréhension scientifique des virus et de leurs liens biologiques dissimulés avec les maladies. Ses découvertes pourraient redéfinir notre conception de la santé humaine et favoriser la détection plus précoce des maladies, l’amélioration des diagnostics et l’offre de nouvelles options de prévention et de traitement.
Encore en plein cœur du processus de découverte, les travaux de M. Babaian continuent de repousser les limites, prouvant que la science fondée sur des données peut approfondir notre compréhension de la santé humaine.